Family Ties

09 juin 2010

Mes enfants sont formidables

Ce soir, j'ai envie de dire "merci" à mes enfants.

En me baladant sur la toile, je surfe sur pas mal de blogs, le mien en premier, qui parlent des enfants, des galères, de l'amour, de tout ce qu'ils suscitent en nous.
Je profite donc de mon espace  pour dire merci aux miennes, qui me donnent la force d'avancer chaque jour, même si des fois, elles m'ôtent toute énergie... Eh oui, paradoxe des têtes blondes, et ce n'est pas le premier.
Depuis un certain temps, je m'interroge sur le fait de faire des enfants (l'histoire de "quatrième ou pas quatrième" me travaille), de les élever, de leur transmettre ce que l'on est, nos valeurs, de ce qu'ils deviendront lorsque nous ne serons plus là (ah oui, on ne se refait pas lorsqu'on est neurasthénique chronique), du sens de la vie et de ce qu'on fait pour eux (ou plutôt pour nous)...
Bref, je me prends la tête.

Pourquoi fait-on des enfants? Pour être immortel, pour se sentir exister, pour être important pour quelqu'un, pour que ses propres parents existent à travers eux, pour donner un sens à sa vie, parce qu'on s'ennuie (je provoque)? Je suis sûre que nos motivations changent au cours de notre vie.
Et, une fois qu'ils sont là, que voulons-nous leur dire et leur transmettre? Ou alors, est-on dans l'urgence permanente de devoir parer au plus pressé? Je pense que, malgré les périodes diverses dans lesquelles on navigue, il faut savoir garder le cap. Ne pas perdre de vue ce que l'on veut être à leurs yeux.
Car il s'agit bien de cela: nous mettons au monde des êtres qui ne cessent de nous échapper tout au long de leur existence. Il faut non seulement l'accepter, mais en être heureux. Et tenter de changer notre façon de vivre et de réfléchir, pour qu'ils puissent se reposer sur nous. Nous leur devons notre propre bonheur, afin qu'à leur tour, ils puissent y puiser la force de construire leur vie et d'être heureux.

J'ai le bonheur d'avoir des filles fantastiques. Je crois que c'est le plus grand bonheur de la vie, et je voulais le partager avec vous ce soir.

coeur_merci

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03 juin 2010

Moi en ce moment...

BipBip_VilCoyote_wallpaperexplosioncoyote

J'ai une question très bête: quand on sait qu'on va droit à la catastrophe avec un boulot de merde qui nous mine entre autres du fait d'un harcèlement moral de ses chefs, mais qu'on a un crédit d'appart et trois gosses, quelles sont les solutions?

Je m'interroge.

En attendant, revoyez comme moi le rafraîchissant film "Beaucoup de bruit pour rien", avec Kenneth Branagh et Emma Thomson lorsqu'ils étaient encore ensemble (quelle tristesse qu'ils se soient séparés, ils n'ont rien fait d'aussi bien depuis), et dites-vous bien que rien ne vaut la musique d'Elvis quand elle est bien jouée.
Sur ce, je vais me pendre un petit coup, ça ira mieux après. Ah, non, il faut que j'emmène les gosses à l'école demain. Bon, ça devra donc attendre.

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30 mai 2010

Longue absence.

Et oui, ces derniers temps ont été ceux d'une longue période sous-marin, pendant laquelle:
1. Je me fais harceler moralement par ma chef de service, je vis un vrai cauchemar qui va s'amplifiant
2. Je fais tous les efforts que je peux pour améliorer ma vie de famille, avec des résultats dans l'ensemble sympas mais avec bien sûr des hauts et des bas. Les efforts à faire sont constants, c'est donc compliqué de s'arrêter pour faire le point dans des posts qui seraient "légers", alors que je me sens lourde, mais lourde...
3. Je me fais harceler moralement par ma mère et ma soeur, ça aussi c'est un vrai cauchemar qui résonne douloureusement avec ma vie professionnelle, à croire que je me suis mise exprès sous la botte d'une chef qui ressemble à s'y méprendre à un concentré de mère+soeur. Beurk.
4. J'ai de plus en plus envie de tout envoyer balader pour ne faire que de la musique. Ah, mince, c'est vrai que je joue comme une savate et qu'il faut vraiment plus que cela pour faire une musicienne. Bon, pas grave, on va continuer à se bercer d'illusions, c'est ça qui fait vivre au bout du compte.

Donc, en ce moment, je me sens décalée par rapport à ce que je veux, ce que je suis, et c'est donc dur-dur d'écrire sur soi-même dans ces conditions. Je n'ai pas le temps de prendre soin de moi-même (les cheveux blancs s'accumulent, mais comme ils tombent en même temps, pas grave, quand je serai chauve je m'achèterai une perruque!), mais je suis vraiment en manque d'amitié.
Mes copines qui ont 3 mômes aussi sont dans la même galère que moi, à croire que c'est la trentaine qui veut ça. Donc, on n'arrive pas à s'aider efficacement, on se voit tous les 36 du mois et on ne partage plus grand chose. Et pour cause: quand on se voit, c'est pour s'adresser deux mots en tout, entre les piaillements et les bêtises des gamins, les maris qui nous sollicitent, la bouffe à servir, desservir, les plats à laver etc. A la fin de la journée, on peut dire qu'on s'est vues. On s'est même beaucoup vu courir, oui. Parlé? Si on veut dire enchaîner deux phrases qui ont du sens dans un discours cohérent, non, on ne parle plus.

Voilà voilà, je ne sais que me plaindre et c'est pathétique, car ma vie est vraiment enviable sur bien des plans et je suis qu'une loque de râler.
Bon, j'essaierai plus drôle la prochaine fois,
En attendant:

lagaffe

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02 avril 2010

Je m'en fiche, je m'en fous, je m'en balance

Aujourd'hui, je crois avoir atteint le paroxysme de l'absurdité au travail.
Je m'explique: j'ai deux mi-temps (le moyen le plus sûr pour avoir plus qu'un plein temps, oui, je sais), qui se matérialisent en un jeudi coupé en deux, le matin à un endroit, l'après-midi à un autre, en essayant de courir pour tout terminer avant de partir d'un job comme d'un autre.
Bon, rien d'extraordinaire jusque-là.
Puis, j'ai une étude, à faire "en-dehors de mes heures de boulot", pour laquelle je croyais être rémunérée et finalement je travaille pour la gloire. Bon.
Je vous passe les mômes et tout le reste, c'est pas le sujet.
Je viens de reprendre plein temps (ie, j'étais à tiers temps sur mon deuxième boulot et je suis passée à mi-temps, avec bien sûr de nouvelles attributions).
Donc, cet après-midi, c'est là où le noeud Gordien s'est noué - autour de ma gorge, si je puis dire, puisque, à mon deuxième boulot, il y a deux chefs (un officiel et une officieuse qui dirige tout en fait et qui est totalement hystéro-mégalo-parano-maniaco-esclavagiste).
Vous me suivez toujours?
Le noeud (à 15h précises):
- l'administration me met la pression pour signer mon contrat, officiellement débuté le premier mars, toujours pas signé pour cause... de pas le temps, trop de boulot!!
- la chef foldingue me bat froid parce qu'à ma dernière présentation, j'ai dit un truc qu'il fallait pas - selon elle, en fait totalement anodin. Elle me dit donc de laisser tomber mon étude (qui m'a été refilée par elle, qui ne voulait pas la faire!) et de passer l'après-midi à la réunion qu'elle organise, elle. Tout de suite.
-  le chef sinoque, qui me donne mes nouvelles attributions suite à mon plein temps, veut que je voie des dossiers avec lui pour l'accompagner à une réunion à 17h.
- Les dossiers s'accumulent sur mon bureau, j'atteins le point où ils s'écroulent de lassitude, par terre, dans un grand fatras de feuilles.
- Ma mère m'appelle à ce moment-là pour me dire ce qu'il faut que je n'oublie surtout pas pour le prochain voyage pour aller les voir
- Tempête de mails pour râler que la nouvelle venue (votre servante) ne prenne pas d'astreinte téléphonique dans le service, et on me laisse gentiment le week-end de Pentecôte, matière de bizutage, haha. "heu, dis-je, ils sont où, les classeurs de protocoles pour les appels?" "ben, y'en a pas", me répond-on d'un air réjoui. Cave canem, disait-on dans mon livre de latin, toujours d'actualité.
- là, je dois dire qu'à 16h, je craque un peu. Allez, une larmounette en cachette et trois soupirs plus tard, je commence à me dire: "mais est-ce que tout ça vaut vraiment la peine?"

Ben, en fait, en me cassant à 20h après une ultime requête de mon sinoque de chefounet, j'étais plutôt guillerette.
J'avais compris que
1. Je les emmerde, et en plus ils n'y peuvent rien, ils ont besoin de mon boulot, correctement ou mal fait
2. J'ai enfin compris pourquoi ma numéro 1 me faisait la gueule à la maison, confirmé par la pépette "c'est parce que maman re-travaille plein temps, c'est pour ça que tu es en colère contre moi depuis 3 semaines?" "oui, c'est ça". Ah, bon, ben on va arranger ça ma poulette, on part en week-end demain! Air réjoui de la taciturne de service...
3. J'ai décidé donc de m'en contre-balancer comme de ma première chaussette, de leurs états d'âme, et de prendre mon pied au boulot malgré eux. Na.

Bon, je vous donne des nouvelles de mes bonnes résolutions dès que possible.

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14 mars 2010

Adieu, toi qui vas rejoindre les grands...

Ce soir, une pensée et un texte pour un grand.
Un homme dont la voix chaude nous a bouleversés, dont les mots nous ont fait pleurer, dont l'engagement nous a remis en question plus d'une fois.
J'ai réécouté ses chansons aujourd'hui, alors que des milliers d'hommages lui sont rendus à juste titre.
Jean, qui te remplacera? Tu étais d'une trempe qui n'existe plus.
ferrat2je9
O mon jardin d'eau fraîche et d'ombre
Ma danse d'être mon cœur sombre
Mon ciel des étoiles sans nombre
Ma barque au loin douce à ramer
Heureux celui qui devient sourd
Au chant s'il n'est de son amour
Aveugle au jour d'après son jour
Ses yeux sur toi seule fermés

Heureux celui qui meurt d'aimer
Heureux celui qui meurt d'aimer

D'aimer si fort ses lèvres closes
Qu'il n'ait besoin de nulle chose
Hormis le souvenir des roses
A jamais de toi parfumées
Celui qui meurt même à douleur
A qui sans toi le monde est leurre
Et n'en retient que tes couleurs
Il lui suffit qu'il t'ait nommée

Heureux celui qui meurt d'aimer
Heureux celui qui meurt d'aimer

Mon enfant dit-il ma chère âme
Le temps de te connaître ô femme
L'éternité n'est qu'une pâme
Au feu dont je suis consumé
Il a dit ô femme et qu'il taise
Le nom qui ressemble à la braise
A la bouche rouge à la fraise
A jamais dans ses dents formée

Heureux celui qui meurt d'aimer
Heureux celui qui meurt d'aimer

Il a dit ô femme et s'achève
Ainsi la vie, ainsi le rêve
Et soit sur la place de grève
Ou dans le lit accoutumé
Jeunes amants vous dont c'est l'âge
Entre la ronde et le voyage
Fou s'épargnant qui se croit sage
Criez à qui vous veut blâmer

Heureux celui qui meurt d'aimer
Heureux celui qui meurt d'aimer

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11 mars 2010

Mamans, méfiez-vous de vous-mêmes...

J'ai déjà rédigé plusieurs comm' sur les héroïnes du quotidien que nous sommes, nous les mamans qui bossons (pas toutes, mais quelques-unes!), élevons des enfants, tenons une maison, nous pomponnons pour séduire nos maris (démon de midi, pour moi l'âge arrive... - d'ailleurs, j'ai fait un affreux cauchemar cette nuit sur ce thème), se plions en quatre pour satisfaire famille et belle-famille, tentons d'avoir une vie sociale malgré tout ça, et essayons d'être honnête et probe avec notre éthique personnelle.
Ben faich.

Burnoutsy
Si vous voulez savoir ce que je vis en ce moment, cliquez là.

Bon, pas le désespoir non plus parce que j'ai un mari gentil et des filles intelligentes et sympa, donc je remercie le ciel tous les jours de pouvoir me reposer sur cette famille-là, mais faut pas trop la solliciter non plus si on veut pas qu'ils craquent...
Bref, je plie comme le roseau en ce moment.
D'où mon silence bloguesque.

A bientôt pour des nouvelles plus rigolotes, j'en suis capable Aaaaaatttention!

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19 février 2010

Au moins une petite visite!!!!

Aujourd'hui, on m'a transmis via mon travail un lien sur lequel il faut absolument que vous fassiez de la pub: il s'agit d'une e-boutique pour laquelle chaque achat reverse de l'argent à la recherche sur le syndrome de Prader-Willi, une maladie génétique rare pour laquelle on a besoin de trouver des traitements pour améliorer la qualité de vie des enfants et de leurs parents.

Le lien: http://lacabanedemargo.kelcommerce.fr/en/wiki_term-home.html

Je compte sur vous!!

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18 février 2010

Tag...

OK, OK, j'écris des trucs particulièrement chiants en ce moment, j'ai compris.
Je fais tellement pitié que Mamanbobo m'a taggée, histoire de pimenter un peu ce blog neurasthénique qui se traîne pitoyablement.
Bienbienbien, je m'exécute, alors, un signe particulier, un trait de caractère, un mauvais souvenir, un souvenir d'enfance, un défaut, un film bonne mine et un meilleur ami:

Un signe particulier: j'ai les ongles cannelés. Affreux, car j'aime mes mains, elles me sont très utiles quelle que soit leur forme, et je suis reconnaissante à mes dix doigts de me servir fidèlement. Contrairement au reste de mon corps, qui m'indispose tous les matins devant ma glace. Ben pourtant, à mon mariage, je rêvais d'une French ancienne mode, de celles qui feraient femme. "Ahben, n'insistez pas" m'a dit la manucure, "avec des ongles comme ça, on fera jamais rien". J'ai été dépitée, mais dépitée, et l'ai crue pendant des années, comme une débile. Ce n'est que bien plus tard, quand je m'en foutais comme d'une guigne, qu'une manucure m'a dit: "ben on peut faire ce qu'on veut avec ses ongles, si vous voulez une French, je vous la fais". Le problème, c'est que la French ne me disait plus rien, mais alors plus rien du tout.

Un trait de caractère: je suis... heu comment dire... "soupe au lait" dirait mon Testo qui a toujours le bon mot. Je dois reconnaître que je m'emporte un peu vite, que je crie un peu fort quand je m'y mets, et que, si chez moi ça retombe aussi vite que le soufflé de Bertrand Labévue, mes hurlements laissent une marque durable chez mes interlocuteurs. Faut que j'apprenne à me tempérer, moi...

Un mauvais souvenir: j'en ai plein, mais plein... C'est que je n'oublie jamais rien, surtout le mauvais! Non, vraiment, j'en ai trop, donc je me contenterai de vous dire: ces derniers jours de "vacances", où j'étais chez mes parents, et où j'ai passé 5 jours à m'en prendre plein la gueule... et le pire ça a été le départ, comme d'hab, avec profusion de cadeaux, larmes dans les yeux, "merci ma chérie, c'est tellement fantastique quand tu viens", qui fait qu'au lieu de leur en vouloir, on culpabilise à mort de ses sentiments contraires et donc on a juste envie de mourir.

Un souvenir d'enfance: j'en ai plein aussi, mais en ce moment, ce qui me vient ce sont plein de souvenirs autour de mon piano: les quatre mains avec ma meilleure copine, les auditions où je crevais de trouille jusqu'à pleurer sur mes touches, ma prof revêche, mon dernier examen où j'avais bien joué pour une fois, la musique de chambre que je faisais avec un copain flûtiste... Les années-sandwiches, quoi.

Un défaut: heu, à part le côté soupe au lait décrit plus haut? Je me trouve moche, tout le temps, c'est une horreur, des fois ça m'empêche de vivre, c'est vraiment un défaut car que l'on soit beau ou moche, il faut être content de ce qu'on a la chance d'avoir dans la vie, et c'est un vrai malheur d'être câblée comme ça, c'est nul.

Un film bonne mine: le père Noël est une ordure, dans le genre original. Sinon, "comment se débarrasser de son patron", avec Dolly Parton, je vous le recommande. Aïe, j'ai signé mon âge, moi. Vite, vite, un film récent... Ah ben non, ça vient pas, j'ai que Pirates des Caraïbes et La Nuit au Musée, c'est pitoyable. Peut-être que j'ai eu des enfants entretemps??

Un meilleur ami: on peut prendre des tas de choses au figuré, celle-ci sera au propre: j'ai un meilleur ami, de ceux qu'on se fait pendant les études puis qu'on garde, même si on s'éloigne (en l'occurrence, Lille-le Sud-Ouest, c'est pas mal). Un ami à qui on raconte tout, dont on connaît tout, qui nous écoute, n'oublie jamais notre anniversaire et dont on n'oublie jamais le sien, qui nous demande conseil et avec qui on s'appelle des heures à n'importe quel moment de la nuit ou du jour, chez qui on débarque du jour au lendemain, avec qui on partage les 3 derniers francs alors qu'il vient d'être saisi par les huissiers pour bouffer des pâtes et dormir sur un matelas par terre et trouver que c'est le meilleur souvenir de la terre, un ami dont on apprend ce qu'aiment les mecs au lit, un vrai ami avec qui on n'a jamais couché, un ami qui s'intéresse à nous et à nos croyances, un ami qui peut autant compter sur nous que nous sur lui. Un vrai, quoi. De ceux qui font dire que l'amitié réchauffe.

Voilà, mamanbobo, MOI, j'ai été sincère. Na ;-)))

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15 février 2010

Je suis chez mes parents...

Femmeenervee

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04 février 2010

Si...

Il est à la fois effrayant et rassurant de voir combien nos prédécesseurs ont vécu, compris et mûri avant nous ce que nous vivons, manquons de comprendre et n'intégrons pas...

If-

Rudyard Kipling (1910)

If you can keep your head when all about you
Are losing theirs and blaming it on you,
If you can trust yourself when all men doubt you.
But make allowance for their doubting too;
If you can wait and not be tired by waiting.
Or being lied about, don't deal in lies,
Or being hated, don't give way to hating,
And yet don't look too good, nor talk too wise:

If you can dream -and not make dreams your master
If you can think -and not make thoughts your aim
If you can meet Triumph and Disaster
And treat those two impostors just the same;
If you can bear to hear the truth you've spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools.
Or watch the things you gave your life to broken,
And stoop and build'em up with worn-out tools:

If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
And never breathe a word about your loss;
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them: "Hold on!"

If you can talk with crowds and keep your virtue,
Or walk with Kings -nor lose the common touch,
If neither foes nor loving friends can hurt you,
If all men count with you, but none too much;
If you can fill the unforgiving minute,
With sixty seconds' worth of distance run.
Yours is the Earth and everything that's in it,
And -which is more- you'll be a Man, my son!

Et nos enfants feront les mêmes erreurs que nous, et l'humanité se répète malgré tous nos efforts...
Quel est le sens de la vie pour vous?

Posté par music35 à 22:19 - Commentaires [1] - Permalien [#]